Keir Starmer a fait deux pronostics en début de semaine. Il a déclaré que l’intelligence artificielle transformerait l’économie britannique dans les années à venir et que Rachel Reeves continuerait à diriger le Trésor. C’étaient des valeurs sûres, mais pas des garanties. L’une est une prévision que le Premier ministre fait avec impatience, l’autre lui a été arrachée. Il aurait préféré parler de l’amélioration de la productivité, de la création d’emplois et de l’amélioration des services grâce à l’IA, sans qu’on lui demande s’il envisage de limoger le chancelier.
Il ne le fait pas, et il ne le dirait pas même s’il le faisait. La question n'est pas sérieuse. Il s’agit d’un stratagème, d’un rituel de lobbying visant à transformer la spéculation en actualité. Exigez un commentaire officiel sur un scénario improbable, puis interrogez la réponse jusqu’à ce qu’elle fasse la une des journaux. Starmer n’est pas prêt à abandonner Reeves, mais la pression économique sur le couple est réelle. Il n'y a pas de croissance. La livre sterling se déprécie et le coût de la dette augmente, engloutissant des ressources qui ne peuvent plus être utilisées pour moderniser le domaine public.
La chancelière a déjà testé les limites des revenus qu’elle peu...
[Courte citation de 8% de l'article original]